J’ai tué mon site. Me voilà.
Pendant des mois, j’ai payé un hébergement, maintenu un WordPress, pesté contre les mises à jour de plugins à 23:00. Pourquoi ? Pour un blog que je lisais moi-même en me demandant si quelqu’un d’autre le faisait.
Alors j’’ai décidé d’arrêter. D’éteindre la machine. Et, de recommencer ailleurs, autrement.
Bienvenue sur cette newsletter. Je m’appelle Guillaume, alias Boulinosaure. Directeur artistique. Mais, aussi musicien, podcasteur, vidéaste, bidouilleur, briseur de silos professionnels. Créatif compulsif, incapable de ne pas créer.
Le problème avec les sites web
Les plateformes nous dispersent. Les algorithmes découpent. Et, pendant ce temps, on passe du temps à « tenir » une présence au lieu de créer.
J’avais essayé de tout ranger. De cloisonner les rôles, de faire propre pour les clients, pour le réseau, pour l’image. Ça ne marche pas. Je continue de créer dans tous les sens (du design à la musique, de la vidéo au code) et aucune case ne couvre vraiment tout ça.
Il me fallait un espace qui me ressemble. Pas une vitrine. Un carnet.
Ce que tu vas trouver ici
Des carnets de bord projets. Des réflexions sur sa signification créer aujourd’hui. Des outils. Des galères. Des coups de gueule. Des détours par la musique, la scène, les coulisses.
Pas de storytelling bullshit. Pas de “5 étapes pour devenir un meilleur créatif”. Juste des morceaux de vrai.
La musique d’abord
Pour poser le décor, je vais te parler de ce qui structure tout le reste chez moi : la musique.
La musique a toujours été là. Pas comme fond sonore, comme véritable moteur. J’ai grandi dans la discothèque de mon grand frère, adolescence à la médiathèque à tout avaler : rock, métal, électro, hip-hop, ambient. Je voulais tout entendre. Tout digérer.
Aujourd’hui encore, elle rythme tout. J’en écoute en bossant, en marchant, en rangeant, en cuisinant. Quand je crée, j’ai besoin de me connecter à un son, une intensité. Une basse qui claque, un rythme qui tape, une nappe qui vibre. La musique prépare le terrain.
Le rock et le métal, en particulier, me rappellent qu’on n’est pas obligé de lisser les angles ou de chercher l’approbation. C’est une esthétique de la marge, du bordel organisé, de la tension canalisée. Ça m’inspire à faire des choses plus brutes, plus audacieuses, plus honnêtes.
J’utilise souvent la musique comme outil de travail concret : chaque projet a sa bande-son. Parfois je la choisis avant même d’ouvrir Figma.
Besoin d’une vibe sombre et dangereuse ? The Fat of the Land de The Prodigy.
Un projet plus héroïque ? Soundtracks de film et indus.
Une ambiance solaire ? Folk, pop rock, quelque chose qui respire.
Certains de mes projets visuels sont nés directement d’un riff, d’un beat, d’un drop. Des images me viennent en entendant un morceau. Des couleurs, des textures, des compositions entières.
Au fond, ce qui me définit, c’est cette capacité à naviguer entre les formats : les JPEG, les riffs, les pixels, les fréquences. Ce n’est pas une posture. C’est mon langage.
Et toi ?
Tu crées ? Tu doutes ? Tu switches entre 1000 rôles ?
Quelle est ta bande-son pour créer ? Balance en commentaire.
Musique pendant l’écriture de ce post : Kim Gordon - SUBCON